À l’occasion de l’épisode 3 de l’émission spéciale consacrée au hockey sur glace sur RCF Anjou, partenaire des Dogs, Mark Grametbauer et Louis Belisle ont pris le temps de se livrer. Deux parcours différents, deux personnalités, mais un même fil conducteur : la passion du jeu et l’attachement grandissant à Cholet.
📸 Crédit photo : Mathis Coutant
✍️ par Freddy Fildard, le 02 Février 2026.
Arrivés en 2024, le gardien originaire d’Halifax et le défenseur québécois – également assistant capitaine – incarnent cette colonne vertébrale expérimentée sur laquelle les Dogs s’appuient cette saison. Et à les écouter, la recette de la performance tient en un mot simple, presque évident : le plaisir.
« Avoir du fun », répète Mark. « Profiter de chaque jour », renchérit Louis. Derrière la formule, une réalité beaucoup plus exigeante. Car le hockey professionnel ne s’arrête pas à la sortie de la patinoire. Préparation physique, récupération, nutrition, gestion mentale : le corps est un outil de travail et l’esprit doit suivre le rythme d’un calendrier dense. « On ne quitte jamais vraiment le job », glisse Belisle. Surtout quand les matches s’enchaînent et que la pression monte, notamment à l’approche des play-offs.
Un hockey différent, une ambiance unique
Passer du Canada à la France, c’est changer de décor… et de style. Les deux joueurs s’accordent : la D1 offre un visage plus technique, plus posé. Sur une glace plus grande, le jeu est plus patient, plus construit. « En Amérique du Nord, ça frappe plus, ça joue plus direct. Ici, il y a davantage de possession et de créativité », analyse Grametbauer. Un hockey plus tactique, où les espaces permettent de développer des séquences léchées.
Mais ce qui les a le plus marqués, c’est l’ambiance. Tambours, chants, ferveur continue : à Cholet – comme ailleurs en France – le public ne se contente pas de regarder, il vit le match. « Au Canada, les gens observent. Ici, ça chante tout le temps », sourit Mark. Une énergie permanente qui porte l’équipe, à domicile comme à l’extérieur lorsque les supporters font le déplacement.
Sur la glace, cette alchimie se ressent. « Une équipe qui a de l’alchimie, ça se voit tout de suite », insiste Belisle. Et cette saison, le collectif choletais semble avoir trouvé le bon équilibre.
Cholet, plus qu’un point sur la carte
Quitter le Canada pour une ville à taille humaine comme Cholet pourrait surprendre. Pourtant, les deux joueurs évoquent une intégration naturelle. « La vie est plus tranquille, moins de stress », apprécie Grametbauer, qui avoue simplement devoir composer avec… un peu plus de pluie que prévu.
Au-delà du cadre de vie, c’est surtout l’accueil qui marque. « Les gens sont fiers de leur équipe, ils nous soutiennent vraiment », souligne Belisle. Un soutien qui fait la différence dans les moments clés.
Loin de leurs proches une grande partie de l’année – retour au pays uniquement durant l’intersaison – les deux Canadiens ont appris à créer une nouvelle forme de famille. Les coéquipiers d’abord. « Ta deuxième famille », dit Mark. Puis le cercle personnel : Louis a fondé le sien en France, renforçant encore son attachement au territoire choletais.
Le “Wolfpack”, une identité assumée
Dans le vestiaire, un mot revient : Wolfpack. L’esprit de meute insufflé par le coach Julien cette saison structure le collectif. Cohérence, solidarité, exigence commune sur et en dehors de la glace. « Être là les uns pour les autres dans toutes les situations », résume Belisle.
La richesse culturelle du groupe – Canadiens, Américains, Français – nourrit aussi cette dynamique. Les accents se mélangent, les langues s’entrecroisent (même si l’anglais reste la base stratégique), et les anecdotes s’accumulent, notamment lors des premières commandes hésitantes à la boulangerie. Une diversité qui renforce la cohésion plutôt qu’elle ne la fragilise.
Un poste à part, un respect partagé
Gardien, un rôle à part ? « Clairement », assume Grametbauer. Soixante minutes dans son filet, une concentration permanente, une solitude relative malgré le tumulte ambiant. Un poste spécifique, avec ses entraînements dédiés et ses exigences propres.
De son côté, Belisle ne cache pas son admiration : « Les gardiens sont essentiels. Ils jouent tout le match, pas comme nous. » Le respect est mutuel, à l’image d’un groupe qui sait que la performance collective repose sur la complémentarité des rôles.
Regarder loin… sans quitter l’instant
Pour Mark, l’avenir s’écrit encore au présent : le hockey, et rien d’autre pour l’instant. Louis, plus avancé dans sa carrière, affiche une ambition claire : aller le plus loin possible avec les Dogs et profiter pleinement de cette dynamique positive.
Deux trajectoires, une même envie : continuer à faire vibrer la Meute et ses supporters.
À Cholet, le hockey se joue sur la glace. Mais il se vit aussi dans les tribunes, dans le vestiaire… et désormais, dans le cœur de deux Canadiens qui ont trouvé bien plus qu’un club.
